ANCHOUKAJ *(Affiliation)
En tapant votre nom de famille dans l’onglet ci-dessus, vous allez être mis en présence de noms, prénoms et matricules et autres renseignements concernant des personnes qui étaient esclaves en 1848 et qui, avant l’abolition de l’esclavage, n’avaient pour seule identité qu’un prénom et un matricule. Si ces personnes sont de la commune d’où est originaire votre famille, il y a de forte chance que vous ayez retrouvé vos aïeux qui vécurent en esclavage. Pour en avoir la certitude, vous devez établir la filiation précise entre ces personnes et vous.
Si vous ne trouvez pas votre nom de famille sur ce site, c’est pour une des raisons suivantes :
• il a été attribué dans une ville dont les archives sont incomplètes, ont été détruites ou ne sont pas encore en notre possession (Saint-Pierre, Deshaies, Baie-Mahault, Baillif, Vieux Fort, Basse-Terre).
• il a été attribué à un esclave libéré avant 1848.
• il est hérité d’un nom de « blanc » avant 1848.
• il provient de personnes arrivées après l’abolition de l’esclavage (Congolais, Indiens, Chinois, Syro-Libanais, Européens…).
Les données auxquelles vous avez accès sur ce site ont été colligées pendant plus de 4 ans par le Comité Marche du 23 Mai 1998 (CM98) à partir des registres des nouveaux libres (pour la Guadeloupe) et des registres d’individualités (pour la Martinique). Elles concernent la majorité des Guadeloupéens et des Martiniquais qui ont été nommés à partir de 1848 par des officiers d’état civil français. Certaines données ont été obtenues à la fois à partir d’actes notariés et d’actes d’état civil.
L’exploitation plus approfondie et systématique de ces dernières archives va nous permettre de compléter progressivement ce site avec des données sur l’identité et la généalogie des Africains, Guadeloupéens et Martiniquais qui étaient esclaves ou affranchis avant l’abolition de l’esclavage de 1848.
Un gouffre sépare les Guadeloupéens et les Martiniquais descendants d’esclaves de leurs aïeux qui souffrirent de l’esclavage durant 213 ans. Dans ces conditions, toute affiliation est impossible et nous savons combien l’absence d’affiliation est source d'errance identitaire.
Par ce travail, nous souhaitons participer au long travail d’émancipation de nos peuples fabriqués dans l’esclavage colonial.
CM98
Conseil Régional de la Guadeloupe


